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Pro D2 : Interview de Johan Dalla Riva

Par • 11 Mai, 2012 • Catégorie: A la une, Rugby

Rencontre avec Johan Dalla-Riva qui jouera samedi, contre Oyonnax, son dernier match sous les couleurs du FCG et peut-être son dernier match professionnel. Il revient sur le match de Dax où son équipe est passé à travers et croit aux chances de maintien du FCG en Top 14.

Comment analyses-tu la défaite à Dax ?

« Nous avons abordé ce match avec dilettante. Nous avons passé quelques jours là-bas avant le match où nous avons plus fêté le titre du côté de Saint-Sébastien et de la Côte Basque plutôt que réellement préparé ce match. Nous avons eu beaucoup de mal à y rentrer. Après nous nous sommes donnés les moyens avant de pouvoir se relâcher en fin de saison. Le championnat de Pro D2 est un vrai marathon et notre objectif était vraiment de finir le travail contre Béziers . Nous avons aussi laissé l’opportunité aux jeunes de jouer comme ce week-end contre Oyonnax. »

C’était un match un peu spécial pour toi car c’était un de tes derniers matchs sous les couleurs du FCG ?

« Oui surtout qu’à la base je ne devais pas jouer ce match, comme on l’avait décidé avec l’entraineur mais il y a eu un jeune qui n’a pas pu être qualifié pour l’équipe professionnelle. On m’a donc demandé si je voulais donner un dernier coup de main et j’ai accepté sans hésitation. C’est toujours un honneur de porter le maillot du FCG. Je serai remplaçant demain et j’espère bien rentrer quand même. Ce sera mon dernier match en espérant qu’Oyonnax ne nous fera pas trop de misères. J’essaie de ne pas trop me projeter vers le futur et de laisser de côté mes émotions. »

Ce sera peut-être aussi ton dernier match en tant que joueur professionnel ?

« Professionnel ou même mon dernier match tout court. Je suis en train de prendre la décision sur mon après-carrière et en fonction de ça je verrai si j’ai des libertés pour jouer ou pas. Je m’oblige à arrêter pour l’instant pour vraiment me concentrer sur mon après-carrière. Si je vais dans un club de Fédérale 1, car au dessus les clubs ne veulent plus de pluri-actifs, je devrai travailler la journée et faire du rugby le soir. Si je fais ça je n’ai pas envie d’être un peu au travail et un peu au rugby, mon objectif 1er est mon travail. Je vais rentrer sur Montauban pour être à 20 minutes de Toulouse, où habite ma famille, et avoir un bon cadre de vie pour mes enfants même si nous avons passé deux années superbes ici. »

Le FCG a choisi de faire tourner et de lancer des jeunes contre Oyonnax ?

« Oui, l’objectif est vraiment de lancer des jeunes et de faire reposer les cadres qui se sont beaucoup dépensés durant la saison. De cette façon aussi, les jeunes auront participé et gouté à cette belle aventure . L’objectif de ce match est double. Le 1er est de permettre aux joueurs qui ont beaucoup donné et qui ne sont plus du tout prêts de se reposer. Il ne faut pas se cacher, depuis Béziers nous n’avons fait que fêter le titre et nous ne sommes plus dans le rythme contrairement aux autres équipes. Le second objectif est de faire gouter aux jeunes à un match de Pro D2 et voir l’écart qui leur reste à combler pour arriver à ce niveau là. C’est doublement positif pour le club ! »

Penses-tu que le FCG à des chances de se maintenir en Top 14 la saison prochaine ?

« Je pense que oui même si cela sera difficile comme tout club qui monte mais je pense réellement qu’ils en ont les moyens à l’image de Bordeaux. Le FCG se situe entre Bordeaux et Lyon. Bordeaux joue vraiment très bien au rugby et à un jeu très fluide. Nous, nous avons un bon jeu et beaucoup de puissance ce qui nous ne rend pas aussi fort que Bordeaux mais plus que Lyon je pense. De plus, tout ce qui concerne les infrastructures et l’extra-sportif , le FCG est déjà dans l’élite depuis plusieurs années et fait partie pour moi des 6 meilleurs clubs français. Ils ont quitté un Top 16 qui était Pro mais avec beaucoup d’amateurisme et vont retrouver un Top 14 qui correspond très bien à leur philosophie d’esprit d’entreprise. L’autre force du FCG est d’avoir pu conserver 80% de leur effectif. L’équipe du staff est très compétente et a su analyser leur groupe. Ils ont su aussi garder une majorité de francophones, sans manquer de respect aux étrangers, qui ont plus cette logique de maintien. Il faut une majorité de joueurs qui ressentent les choses même si les étrangers apportent beaucoup sur d’autres secteurs. Il faut un groupe assez homogène sur cet esprit là. »

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