Nicolas Dion, « lâche-rien » aux gants d’aciers

img_7504A quelques jours du championnat de France des super-moyens (le 22 octobre à la Halle Clémenceau, vous pouvez acheter votre place via le lien colonne de droite -> ), le boxeur néo-calédonien Nicolas Dion, sociétaire du Ring Club de Païta, est impatient d’en découdre. Portait d’un puncheur au parcours atypique.

Le ton est posé, mais il ne faut pas s’y fier. Car sitôt sur le ring, la timidité de l’homme laisse place à la hargne du boxeur. Nicolas Dion se définit lui-même comme un « lâche-rien » une fois les gants enfilés. Ce n’est pas Patrick Malaizée, son entraîneur de toujours au Ring Grenoblois, qui dira le contraire : « La principale qualité de Nico, c’est sa détermination. Une fois qu’il a un objectif à atteindre, il fait tout pour aller au bout. » En l’occurence, pour le duo, l’objectif est de décrocher la ceinture de champion de France, dans la catégorie des super-moyens (entre 72,574 et 76,205 kg). Depuis plusieurs mois, Nicolas Dion et Patrick Malaizée mettent tout en oeuvre pour être prêts le jeudi 22 octobre, jour du combat face au Bayonnais Matiouze Royer. « A une semaine de l’événement, on est dans le timing, donc tout va bien, raconte le coach grenoblois. On n’a pas les moyens pour faire venir des sparring-partners, mais on a trouvé des solutions. » A la mi-septembre, Nicolas Dion s’est notamment rendu en région parisienne pour s’entraîner au club d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Quelques jours plus tard, il a passé une semaine en altitude dans la station de Crest-Voland, « pour travailler le physique et le cardio ». Désormais, les trois entraînements par jour du puncheur sont consacrés à l’aspect technico-tactique de sa boxe.

Une parenthèse de 10 ans sans boxer

img_7515La dernière défaite de Nicolas Dion remonte au 15 novembre 2014, lorsqu’il avait perdu aux points face à Samy Anouche pour sa première participation au championnat de France. Un combat dont il garde un goût amer, car le combat se déroulait à Païta, en Nouvelle Calédonie. C’est sur cet archipel de l’océan Pacifique qu’il a grandi et commencé la boxe, à l’âge de huit ans. A 15, il arrive en France et intègre l’INSEP, où il progressera beaucoup avant de se lasser et d’arrêter la boxe. « Toute mon enfance a été basée sur la boxe. A 18 ans, j’en ai eu marre. Je voulais faire comme les jeunes de mon âge : faire la fête et profiter des bons moments ». Il retourne en Nouvelle Calédonie où il retrouve sa famille et en fonde une à son tour. Ce n’est qu’en 2009, après dix ans sans boxer, que Nicolas Dion revient dans l’hexagone, pour suivre une formation de conseiller d’insertion et de probation. « J’ai recroisé Patrick, qui m’a demandé ironiquement si je revenais boxer. Quand je suis rentré dans la salle, je me suis rendu compte que la boxe me manquait », explique l’intéressé, qui pesait alors 118 kilos. Après un important travail foncier, il remonte sur le ring, pour de bon, en amateur. Passé pro en juillet 2012, il gagne le tournoi de France l’année suivante. Son bilan en carrière a de quoi impressionner : en 17 combats, Nicolas Dion totalise 14 victoires pour seulement 3 défaites. « Je touche du bois, car je n’ai jamais perdu par K.O, que ce soit en amateur ou en professionnel. J’espère que ça n’arrivera pas », s’amuse le Néo-Calédonien.

« Pour tous les sacrifices qui ont été faits, je ne peux pas perdre »

Jeudi 22 octobre à la Halle Clémenceau, le Grenoblois d’adoption sera surmotivé : « un combat n’est jamais gagné d’avance, mais dans ma tête, il n’y a pas d’autre issue que la victoire. Pour tous les sacrifices qui ont été faits par moi, ma femme, Patrick, et toutes les autres personnes, je ne peux pas perdre. » Alors que Grenoble n’a pas accueilli de championnat de France professionnel de boxe depuis 32 ans, Nicolas Dion sait qu’il pourra compter sur le soutien du public. Le reste de l’histoire s’écrira sur le ring.

N'hésitez pas à jeter un oeil sur le teaser de la soirée :


Teaser Gala de Boxe Grenoble 22 octobre 2015 par metro-sports