A la rencontre de... Julie Oliveira Souza, internationale de volley-ball

julie oliveiraFille d’un volleyeur brésilien venu jouer dans la région, Julie Oliveira Souza est née dans la capitale des Alpes en 1994. Aujourd’hui, à 22 ans, et du haut de ses 1mètre 93, elle a choisi le volley comme son père et évolue au Evreux Volley-Club et en équipe de France, après être passée par le club de Seyssins.

Le parcours en club

J’ai commencé à jouer sérieusement quand j’avais 13 ans, au club de Seyssins. Puis j’ai participé à la compétition des « volleyades ». C’est une sélection régionale avec les joueuses de chaque catégorie et où toutes les régions sont représentées. Cela permet de faire les recrutements et moi je pense que ma taille a fait la différence. J’ai été repérée par le pôle espoir de Lyon et le pôle France à Paris que j’ai choisi. Donc à 14 ans, je suis partie de chez moi pour aller à Paris. C’était difficile parce que je ne savais pas à quoi m’attendre, j’étais jeune pour quitter ma famille et vivre en internat. J’évoluais en Nationale 3 et on a réussi à monter en N2. À 16 ans, j’ai intégré le pôle France à Toulouse qui évoluait en deuxième division. J’ai signé mon premier contrat professionnel à 18 ans à Quimper qui montait alors en première division. Ça ne s’est pas passé comme je l’aurais voulu, je ne jouais jamais. Je ne suis restée qu’une seule saison et je suis allée à Evreux (EVB) qui voulait remonter en première division. J’avais beaucoup plus de temps de jeu, j’étais contente, surtout que durant ma deuxième saison là-bas, le club est remonté et j’ai été élue meilleure pointue.

Le parcours en équipe de France

J’étais dans le groupe France cadettes mais je n’ai jamais été vraiment sélectionnée pour les compétitions. Je n’avais pas le niveau, j’étais très grande et je ne savais pas trop gérer ma taille, il fallait que je continue ma formation pour progresser. Plus tard, j’ai eu la chance de participer au stage des Juniors de l’équipe de France. Ce qui m’a permis de participer aux championnats d’Europe. Ensuite, on a manqué de peu la qualification au mondial, mais personnellement j’ai fait une très bonne compétition et j’ai tapé dans l'œil de l’équipe Séniors. J’ai commencé à participer à leurs entrainements et finalement je suis restée quatre mois avec eux. Puis le staff de l’équipe de France a été complètement changé, c’est-à-dire que tous ceux à qui j’avais plu, n’étaient plus là… Je n’ai donc pas été re-convoquée.

Et maintenant ?

Cette année je me suis blessée au dos et je suis restée couchée pendant plus d’un mois. Ça a été très compliqué de revenir physiquement et j’ai raté ma saison, je n’ai pas pu performer comme je le voulais. Mais j’ai quand même fait mon retour en équipe de France. Sachant que la sélection a un gros programme cet été, puisque l’objectif est de bien figurer lors de JO 2024. Donc je repars bientôt en stage avec l’équipe nationale, j’espère être sélectionnée ensuite pour les compétitions internationales. Pour l’année prochaine, j’ai une seule certitude, je ne reste pas à Evreux mais je ne sais pas encore où je vais aller. J’ai besoin de changer de coach et de staff pour continuer à progresser.